PARODONTITES

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Sémiologie radiologique [92,31,13]


Densité Contenu Limites Cortica. Nombre Effet m. Erosion Loc. Dent.
Claire Homog. Nettes Avec Unique Avec Avec Max. Associé
Mixte Hétérog. Floues Sans Multiple Sans Sans Sinus Non ass.
Opaque   Sans   Diffus     Corps  
              Ramus  
              Autres  

Localisation :

L'affection peut siéger au niveau du parodonte de n'importe quel dent.

Dans certains cas, comme la parodontite juvénile, le destruction est limitée aux incisives et aux premières molaires.

Les lésions peuvent s'étendre à l'ensemble de l'arcade dentaire, ou se limiter à une ou plusieurs dents.

Aspect :

La parodontite prend différents aspects selon son type : dans la forme juvénile, les contour osseux sont flous et des lésions angulaires apparaissent au niveau incisif et molaire. Dans la forme adulte jeune la lyse osseuse est plus importante et tend à se généraliser. Pour la forme adulte chronique, le niveau de l'os alvéolaire s'abaisse et s'éloigne de la jonctionamélo-cementaire de façon généralisée. Enfin pour la forme adulte à évolution rapide, les lésions osseuses sont très angulaires, engendrant l'apparition de véritables "cratères osseux".

 

Sémiologie clinique [92,31,13]


Selon l'âge de son apparition, la parodontite peut être juvénile, adolescente, ou de l'adulte.

L'affection se traduit cliniquement par une augmentation de la mobilité dentaire localisée ou généralisée, des saignements gingivaux, des dénudations radiculaires entraînant des sensibilités. Dans certains cas une halitose apparaît.

La présence de plaque dentaire, agrégat bactérien adhérant à la dent, est retrouvée en quantité variable.

La bactérie Actinobacillus actinomycetemcomitans est fréquemment rencontrée dans la parodontite juvénile. Cette forme présente la particularité de n'affecter le plus souvent que les incisives et les premières molaires. Une dysfonction leucocytaire est parfois relevée, expliquant le caractère familial de l'affection.

 

Diagnostic différentiel


- ostéoporose

- ostéïte alvéolaire

- ostéomyelite

 

Examens complémentaires


- bilan radiographique rétro-alvéolaire

- coloration de plaque

- sondage des poches parodontales

- prélèvement bacérien

 

Histologie [15]


Microscopiquement, les premières lésions consistent en une dilatation des vaisseaux sanguinsn suivie d'une diapédèse de polynucléaires neutrophiles, de monocytes et de lymphocytes. Les leucocytes s'accumulent dans l'épithélium de jonction et le sillon gingivo-dentaire. Cette lésion initialeva s'accentuer si le contrôle de plaque ne s'amèliore pas.

En l'absence d'éliminiation de la plaque, la vasodilatation s'amplifie, l'infiltrat inflammatoire s'accroît et les plasmocytes apparaissent. La lyse collagénique, jusqu'alors discrète, devient évidente. L'épithélium de jonction et du sillon prolifèrent et des digitations épithéliales pénètrent dans le tissus conjonctif lésé.

La zone épithéliale se détachent de la dent. Si l'oedème est important, une poche gingivale se crée.

Les saignements obtenus au sondage sont dus à l'ulcération du tissu conjonctif, siège d'une néoformation capillaire.

Une destruction de la crête alvéolaire survient alors, associé à une migration apicale de l'épithélium de jonction.